Exposition - Mines d'ordures de Paul-Antoine Pichard
Arrache cœur
Par SanDra
Le tapis rouge
15 avril 2007
Mines d'ordures de Paul-Antoine Pichard, présenté à la TOHU du 11 janvier au 10 mars 2007.
Mines d'ordures est une exposition arrache cœur que je suis allée voir dans le cadre d'un cours. Paul-Antoine Pichard nous présente des gens qui vivent dans des dépotoirs, qui essaient de survivre en trouvant à manger dans les vidanges des autres. Le photographe s'est rendu dans lesdits dépotoirs et a vécu comme les gens qu'il a rencontrés, car il devait se faire accepter pour que ces derniers acceptent de se faire photographier. Il y a des photos de Dakar, du Caire, de Phnom Penh, du Mexique, de Bangkok, de Manille et de Bombay.
Les textes (bien que bourrés de fautes) accentuent encore plus l'émotion et nous permettent de comprendre le millième de ce que vivent ces gens. On constate une telle violence avec, par exemple, le texte qui explique que des enfants se battent jusqu'au sang pour une poche de thé ou qu'un enfant a garroché un chien qui gardait un sac, car ce chien était son premier rival. Dans le sac, il y avait trois chiots morts. De plus, le photographe nous affirme qu'on peut retrouver des fœtus humain dans les sacs.
Il y a aussi un côté dégoûtant à l'exposition, par exemple le fait de lire qu'à chaque mois, il y a une cargaison de 38 tonnes d'œufs qui se décharge dans le dépotoir de Madagascar (si ma mémoire est bonne) et que 200 personnes se battent pour en avoir le plus possible. Trois jours plus tard, l'odeur devient insupportable et plein d'asticots se sont formés.
Par contre, ce qui est le plus déstabilisant, c'est de voir des sourires sur les photos exposées, et surtout de trouver que c'est une belle exposition. Je pense à une photo en particulier où le ciel était d'un bleu parfait et où les déchets sur le sol nous donnaient l'impression de multiple tache de couleurs vives.,
Je me souviens d'une photo d'un petit garçon avec un large sourire qui portait une casquette d'Angkor Wat (temple au Cambodge). Finalement, ce qui m'atteint le plus, c'est de me dire que j'aurais pu habiter proche de cet enfer…


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